« Le testament de la Comtesse des ténèbres » – Bernard Grandjean

Publié: 18 février 2015 dans Roman historique
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Le testament
Je tiens d’abord à remercier Sariahlit et l’auteur pour m’avoir permis de découvrir ce roman dans le cadre de l’opération « A la découverte d’auteurs francophones ».


4eme couverture
Une enquête à la fois historique, artistique et policière entre Strasbourg et Baden-Baden, sur laquelle plane l’ombre de la mythique comtesse des Ténèbres.
Alors qu’elle expertise la collection de toiles de maîtres des Hessberg, vieille famille aristocratique allemande, Elsa Delunsch, historienne d’art strasbourgeoise, va se trouver confrontée à une série de questions et d’événements troublants :
D’où provient exactement cette extraordinaire collection totalement inconnue ? La jeune femme n’est-elle pas devenue, à son insu, la complice d’un trafic d’œuvres d’art ? Qui sont ces gens qui l’ont agressée ? Est-il plausible que les Hessberg soient poursuivis par une vindicte vieille de plus d’un siècle ?
Elsa va rapidement comprendre que les réponses sont à rechercher très loin dans les méandres de l’Histoire européenne…


Mon avis
Bernard Grandjean nous propose, avec « Le testament de la comtesse des ténèbres », une explication romanesque du mystère historique du XIXème siècle que représente ce personnage dont l’identité reste inconnue à ce jour.

La couverture semble représenter un tableau sur lequel est représentée une énigmatique dame à cheval au milieu d’un paysage chargé de mystères. Cette image annonce l’atmosphère du roman.

Le roman s’ouvre, en France, en 1865, sur deux hommes (le capitaine de la garde de l’Empereur et le ministre de l’intérieur) discutant d’une mystérieuse inconnue rendant régulièrement visite à l’empereur Napoléon III, dont ils ne savent rien malgré leurs recherches intensives.
Une fois le cadre posé, nous poursuivons le récit, en 2013, à Baden Baden, en Allemagne, avec Elsa, spécialiste en histoire de l’art. Elle a été appelée par la famille Hessberg pour établir un catalogue d’une collection privée d’œuvres d’art. Elle va très vite se poser des questions sur cette famille allemande et plus précisément sur la provenance de ces tableaux.

Quel est le lien entre ces événements de deux époques différentes et qui semblent pourtant n’avoir aucun rapport entre eux ?

Une fois les personnages présentés, l’intrigue est lancée et se complique au fur et à mesure : société secrète, enlèvement, assassinat, mystère. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde.

J’ai juste regretté d’avoir deviné la fin un peu trop tôt, mais rares sont les romans à suspens où je découvre le dénouement à la toute dernière page. A vrai dire, cela n’a pas gâché mon plaisir à finir cette histoire. Je voulais, surtout, savoir comment l’auteur allait emmener ses personnages vers cette fin à laquelle je m’attendais.
Les 202 pages de ce roman se lisent d’un trait et avec beaucoup de curiosité. Je me suis posée beaucoup de questions pendant ma lecture. En effet, connaissant très peu de choses sur l’histoire de la Comtesse, je me suis souvent demandé si certaines informations appartenaient à l’Histoire ou à l’histoire. J’ai pris beaucoup de plaisir à aller chercher les réponses.
L’écriture est fluide et je me suis laissée très vite embarquer dans l’enquête, avec ces personnages auxquels je me suis attachée. L’auteur m’a tenue en haleine jusqu’au bout avec son intrigue originale et très bien ficelée, même si j’aurais aprécié quelques rebondissements.

« Le testament de la comtesse des ténèbres » est un roman très intéressant qui, s’il n’est pas loin d’être un coup de cœur, aura eu le mérite de me donner envie d’en savoir plus sur cette mystérieuse comtesse des ténèbres et de me plonger, à mon tour, dans une enquête pour tenter de découvrir son identité.


Extrait
« – Alors, cela s’est passé comme les fois précédentes, dites-vous?

– En tous points, Monsieur, comme hier et avant-hier, à la même heure et au même endroit!
– Vous voulez dire à ce pavillon de chasse proche du chêne de l’impératrice?
– En effet Monsieur.
– La femme est-elle de nouveau venue seule?
– Seule, et montant le même alezan!
L’homme qui posait les questions était âgé d’environ soixante ans. Sa mise stricte et élégante – redingote noire taillée dans le drap le plus fin, cravate de soie, gants de chevreau, bottines vernies – contrastait avec le lieu, un chemin isolé creusé d’ornières au cœur de la forêt vosgienne. Son visage énergique, posé sur un cou de taureau, était animé par un regard vif qui fusillait son interlocuteur, un militaire en tunique bleu ciel, pantalon blanc et bottes à l’écuyère.
– Avez-vous au moins pu voir ses traits, cette fois ?
– Pas plus que les jours précédents, Monsieur : large chapeau et voilette! Et toujours vêtue de noir! Cependant, comme je vous le disais hier, sa souplesse à sauter de cheval indique clairement une jeune personne. Je ne lui donne en tout cas pas plus de vingt-cinq ans! »


informations

jedonnemonavis

Livre chroniqué pour Sariah’lit dans le cadre du projet « A la découverte d’auteurs francophones ».

Vous pouvez trouver ce roman en format papier ici (Egalement disponible au format numérique ici)

Retrouvez Bernard Grandjean sur son blog ou sa page facebook

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