« Le châtiment des ténèbres » de Christine Casuso

Publié: 4 mars 2015 dans Fantastique, Policier / Thriller
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Parution: Février 2015 Editeur: Sudarènes éditions Genre: Thriller fantastique

Parution: Février 2015
Editeur: Sudarènes éditions
Genre: Thriller fantastique


4eme couverture
Tout crime doit être puni. Le châtiment le plus terrible n’est pas nécessairement la mort.
Mathias Crugeur, écrivain à succès, l’apprendra à ses dépens.
Les ténèbres vont avoir pour objectif de le harceler pour l’effrayer, le rendre fou, le briser, et ce, dans le but de l’annihiler. La vengeance est écrite en lettre de sang et il ne sera pas facile d’en réchapper, car le diable en personne le poursuit.
Les secrets font partie de l’Histoire, la malédiction est inexorable.

Ce roman machiavélique, dans le genre du fantastique pur, abonde de sorcellerie et d’entités en tout genre. L’ambiance inquiétante fera remonter vos angoisses les plus anciennes.


Mon avis

Le roman s’ouvre sur un prologue: « L’âge d’or ». On y fait la connaissance de Mathias, de ses parents, de sa gouvernante et de son fils, Alban. Les deux enfants jouent très souvent ensemble, mais Mathias manque cruellement d’affection de la part de ses parents alors qu’Alban, lui, est choyé. Très vite, les choses vont basculer. Lors d’un jeu, Mathias pousse Alban du haut d’une falaise, de sang froid et avec un certain plaisir.

L’auteur donne le ton. Elle ne va pas nous épargner. L’histoire se poursuit 30 ans plus tard, et je m’attendais à retrouver un Mathias, un peu « tueur psychopathe » mais, à mon grand étonnement, pas du tout ! Mathias est veuf et père d’un enfant. Il est devenu écrivain et vit dans la grande maison familiale, après le décès soudain de ses parents. Madeleine est restée employée dans cette maison, après le décès « accidentel » de son fils (selon les conclusions d’une enquête).
Je comprends très vite que quelque chose ne va pas dans cette maison quand on apprend que le fils de Mathias, le petit Paco a un ami imaginaire nommé Alban… Coïncidence? Je ne crois pas…

L’ambiance est à l’angoisse plus qu’à la peur dans ce texte. Les événements étranges se mêlent à la vie quotidienne et monotone de cet écrivain à succès plutôt renfermé sur lui-même et qui, comme ses parents, n’est pas très affectueux avec son enfant.

Le genre fantastique de ce roman est orienté vers l’univers des démons, sorcières, et phénomènes « paranormaux ». L’auteur a vraiment bien joué de cette ambiance sombre, avec beaucoup de descriptions etd’informations.
L’écriture de Christine Casuso m’a beaucoup plu. Je me suis très vite laissée emporter par son écriture fluide et ses descriptions vraiment très bien rédigées. Je dois dire que j’avais un peu peur quand l’auteur m’a annoncé que ce roman n’avait aucun dialogue. Je vous avoue que c’est assez déroutant au début (un peu moins vers la fin, mais j’attendais toujours le moment où le personnage allait parler). Les dialogues se font dans le style indirect ce qui permet au récit de ne pas avoir de coupures. Ainsi, une véritable ambiance lourde est créée. Seules les trois dernières lignes sont du dialogue : une fois que l’histoire s’est terminée, et que l’atmosphère peut se faire plus détendue.

L’histoire se déroule très vite, on ne voit pas le temps passer. Dans le texte, on passe d’un Mathias enfant, à un Paco adulte en seulement une centaine de pages. Le débit du récit est assez hallucinant. On n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer. Par contre, je me suis rendue compte que j’avais besoin des dialogues pour pouvoir faire des pauses. Le rythme effreiné du récit me perdait, par moment. Je me suis imposée moi-même quelques pauses dans la lecture. Je pense que quelques dialogues m’auraient certainement permis de lire ce roman d’une seule traite.

Les personnages, quant à eux, ne sont vraiment pas nombreux. Je pense que c’est une volonté de rester en huis-clos, cela jouant encore plus sur cette atmosphère pesante. Directement après ma lecture, je me suis dit que j’aurais peut être apprécié plus d’approfondissement sur les personnages. On a un Mathias, qui subit complétement les évènements, une Madeleine qui ne ressent pas assez de culpabilité par rapport à ce qu’elle fait. Cependant, avec le recul, je me suis dit que, finalement, c’était juste ce qu’il fallait. Ca donne vraiment l’impression que les personnages n’agissent pas par eux-mêmes, mais sont totalement sous contrôle d’une force, d’une puissance invisible. Paco, lui, est, clairement, le personnage que j’ai préféré dans cette histoire. Celui a qui j’ai pu m’attacher. C’est le seul finalement qui va agir et faire en sorte de bousculer l’ordre des choses.

Bien que déroutant par bien des aspects, ce roman, qui nous raconte l’histoire d’une famille et son étrange maison, est une lecture agréable mais angoissante.


informations
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Vous pouvez retrouver l’auteur sur son blog, sa page facebook ou twitter.

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