« Tu comprendras quand tu seras plus grande » de Virginie Grimaldi

Publié: 24 août 2016 dans Littérature contemporaine
Parution: Mai 2016 Edition: Fayard Genre: Littérature française

Parution: Mai 2016
Edition: Fayard
Genre: Littérature française


4eme couverture

 

Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit pas plus au bonheur qu’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Et dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’imaginer qu’on puisse reprendre goût à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé… Et si elle n’avait pas atterri là par hasard ? Et si l’amour se cachait là où on ne l’attend pas ?
C’est l’histoire de chemins qui se croisent. Les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et de ceux qui ont une vie à construire.

C’est une histoire d’amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur.

 


Mon avis

 

 » Maison de traite Les Tamaris »
Si même les lettres en fer forgé se font la malle , j’ai du souci à me faire. Si ça se trouve, c’est l’offre d’emploi qui comportait une faute, ce n’est pas une maison de retraite et je vais vraiment me retrouver à faire la conversation à des vaches opprimées…A vrai dire, cette idée me semble nettement plus réjouissante que ce qui m’attend.

 

C’est dans cet état d’esprit que Julia arrive à Biarritz pour commencer sa nouvelle vie. Le décès de son père, la perte de Maminou, sa grand-mère et la rupture avec Marc qui n’a pas su être à la hauteur… tout ça, c’est beaucoup trop pour cette psy trentenaire. Elle plaque tout pour accepter une offre d’emploi dans une maison de retraite. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle le regrette même avant d’avoir commencé. Mais comme on le sait, les choses ne se passent jamais comme prévu! Surtout que, bon, les vieux, c’est pas son truc…

Je n’aime pas les vieux . Si je veux être totalement exacte, ce n’est pas que je ne les aime pas , même si je ne peux pas dire que je les aime, c’est qu’ils me font peur . Ils tutoient la mort , et moi , je préfère la vouvoyer.

Si Julia est là pour écouter les résidents de cette maison de retraite et faire en sorte qu’ils se sentent le mieux possible, elle va très vite se rendre compte que ce sont eux qui vont lui apporter ce qu’elle est venue chercher. Les papis grincheux, ceux à l’humour lourd, les mamies un peu loufoques, vont vite devenir, aux yeux de la jeune fille, des personnes attachantes et émouvantes qui ont du vécu et une belle expérience de la vie.

J’étais un peu perplexe en commençant ce roman, mais j’avais besoin de quelque chose de frais, sans prise de tête. Je ne m’attendais pas à me faire entraîner aussi facilement et avec autant de plaisir dans cette aventure à la fois triste, joyeuse, drôle mais surtout pleine d’émotion. J’ai même eu le cœur serré de quitter Gustave, Léon, Elisabeth et toute la bande de joyeux « yeuv ».

Si l’histoire est mignonne, pleine de belles vérités et de leçons de vie, la plume de l’auteur joue un grand rôle dans la réussite de ce roman. Elle est pleine d’humour, de douceur, de sarcasmes et de délicatesse. J’ai totalement adhéré à cette écriture qui rend la lecture agréable.

Les personnages sont géniaux, tant chez les résidents que chez les collègues de Julia. On a une palette de caractères différents, chacun profitant de la vie comme il l’entend, chacun sa philosophie de vie, en somme. Bien sûr, il y a de l’amour, qui pour moi, n’ajoute rien à l’histoire, mais il ne prend pas trop de place, juste suffisamment pour illustrer la doctrine du « Profitez du présent! ».

D’hier,il ne fut garder que le positif.De demain,il ne faut rien attendre.On ne peut pas changer le passé,on ne peut pas connaître l’avenir.

La fin m’a laissée bouche-bée. Je ne m’y attendais pas du tout, à telle point que j’ai relu les dernières pages pour être sure de ne rien avoir loupé.

Un chouette roman « Feel good » qui m’a donné le sourire aux lèvres tout au long de ma lecture, parfois même un bon fou-rire.
Comment conclure? En se disant juste que le présent est trop important pour passer à côté. Vivons-le, sans se retourner et sans vouloir trop réfléchir à l’après!

Faire de chaque jour un souvenir heureux. A la fin le bonheur est la seule chose que l ‘on emporte avec soi.

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