« Les Radley » de Matt Haig

Publié: 5 février 2017 dans Fantastique

 


Parution: Octobre 2010 Edition: Albin Michel Genre: Fantastique

Parution: Octobre 2010
Edition: Albin Michel
Genre: Fantastique

 


4eme couverture

 

Ils n’ont qu’une addiction : le sang.Mais depuis plus de vingt ans, ils ont décidé de renoncer à leur pêché mignon et de se désintoxiquer. Pas facile d’être un vampire urbain au XXIe siècle ! Dans une banlieue british tout ce qu’il y a de plus respectable, la famille Radley essaye désespérément de se comporter comme « des gens normaux ». Mais des vampires de souche peuvent-ils définitivement refouler leurs désirs et leurs instincts ? Pas sûr…à contre-courant de toutes les histoires de vampires d’hier et d’aujourd’hui, Matt Haig renouvelle le genre avec ce roman qui est autant une féroce et brillante satire de notre société qu’un pur plaisir de lecture… et d’angoisse. 

 


Mon avis

 

Il est parfaitement possible d’habiter à côté d’une famille de vampires sans jamais soupçonner que ceux que vous appelez vos voisins ont peut-être le désir secret de vous sucer le sang.
C’est surtout probable si la moitié des membres de ladite famille ne se sont jamais doutés de rien.

 

J’avais un peu peur de commencer ce livre. Je ne trouvais ni l’envie, ni la motivation. En fait, j’avais ce livre qui se trouvait dans ma PAL depuis longtemps et j’avais décidé de le sélectionner pour mon challenge ABC Littérature de l’imaginaire. Après ça, j’ai eu le malheur de tomber sur pas mal d’avis négatifs, avec certains lecteurs qui n’avaient même pas fini le livre.
J’ai, malgré tout, pris mon courage à deux mains et me suis lancée dans la lecture…

… Et, je me suis très vite ennuyée. Oh mon dieu que c’est lent!!! Les chapitres sont très courts. Ce que j’aime d’ordinaire car cela donne un rythme intéressant aux actions mais ici, il n’y avait aucun intérêt car, justement, il n’y avait pas d’action!
Bon, j’ai horreur de commencer un livre et de ne pas le finir. J’ai pris sur moi et j’ai continué. Dur, dur!

Et puis, finalement, je me suis laissée embarquer par l’histoire. Si on s’attend à une histoire basique sur les vampires, je pense qu’on est vite déçu. Par contre, il faut plutôt voir ce roman comme une critique de la société, et là, pour le coup, la lecture est plus facile.
Je ne dis pas que je me suis éclatée en le lisant, loin de là, je l’ai trouvé lent à se mettre en place, l’intrigue pas terrible, mais le côté social est vraiment intéressant.

Il s’agit de l’histoire de Pete et Helen, vampires abstinents (ils ont renoncer au sang humain) qui ont caché leurs origines à leurs deux ados, Rowan et Clara. Comme tout ado qui se respecte, ces deux-là sont en recherche d’identité. Clara a décidé de devenir végétarienne et ça ne lui réussit pas. Rowan est tellement différent des autres qu’il est devenu le souffre douleur. Un jour, la jeune fille se fait agresser, perd le contrôle et mord son agresseur jusqu’à le tuer. Impossible de cacher la vérité plus longtemps, il faut tout révéler aux enfants… A partir de là, chacun va réagir à sa façon: colère, nostalgie, peur, dégoût, fascination.

Dans ce roman, j’ai trouvé que deux personnages relevaient le niveau d’un texte plutôt lent: Rowan, le fils et Will, l’oncle. Ils apportent une touche d’humour noir à l’histoire, et ça fait du bien! Les autres sont un peu ennuyeux: une mère ennuyante qui se sait pas se décider, un père absent qui pense à ses besoins avant tout, une frangine qui se sent supérieure depuis qu’elle est vampire. Une bonne caricature de la famille!

Ici, le mythe des vampires est modernisé. Ok, les vampires n’aiment toujours pas l’ail, ils peuvent vivre au soleil (même s’ils n’aiment pas ça), mais ils ont un reflet dans le miroir. Au-delà de cette intrigue, comme je l’ai dit, on a une véritable critique sociale de la société. L’adolescence, d’un côté, avec sa recherche d’identité et son positionnement dans la société, mais aussi face à l’addiction (ici le sang) et au harcèlement à cause de la différence. Les parents pas franchement heureux dans leur vie bien définie, loin de leur vie plus mouvementée d’avant. Le mari qui n’est pas heureux, rêve du passé et de femmes car la sienne n’est plus franchement très proche de lui. Il y a aussi le secret familial, gangrène de la famille. Celui qu’on cache tout en sachant que cela fera plus de dégât.
Et puis, plus globalement c’est l’histoire d’une famille qui cherche juste à s’intégrer dans une société, sans faire de vagues, sans sortir des clous, en étant des gens « bien comme il faut ».

 

 

Réfléchis, bon sang. Regarde autour de toi. Tout le monde refoule. Tu crois que touts les êtres humains « normaux » font exactement tout ce qu’ils veulent tout le temps ? Bien sûr que non. C’est pareil. Nous appartenons à la classe moyenne. Nous sommes britanniques. Nous avons le refoulement dans le sang.

Pour conclure, je n’ai pas été emballée à 100 %. Si vous cherchez un livre sur les vampires, choisissez un autre livre! Si vous aimez, au contraire, les satyres de notre société, vous pouvez vous laissez tenter par ce roman un peu drôle mais aussi tragique, avec beaucoup de réflexions assez intéressantes.

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